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Un début d'année sous les feux de la rampe pour deux membres d'International Ouest Club

Aplix-JDE-2021
09/03/2021
  • Actu

Innovation, stratégie de ré-industrialisation ... focus sur 2 entreprises ligériennes, fleurons de l'industrie française !

Un bon début d'année 2021 pour Aplix et Lacroix

Un début d'année 2021 sous les feux de la rampe pour ...

Aplix - retour sur l'article paru dans le Journal des Entreprises (11 fev 2021)
Pour son premier déplacement à Nantes en tant que Président de la République, Emmanuel Macron a choisi de visiter l’usine Aplix au Cellier, n°2 mondial des systèmes d’attache auto-agrippants. Dirigé par Sandrine Pelletier, le groupe mondial a subi de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire mais rebondit vers des projets d’innovation et de relocalisation.

 

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Emmanuel Macron, accompagné à droite par la PDG d’Aplix Sandrine Pelletier, échange avec l’un des collaborateurs d’Aplix, au Cellier. — Photo : Aplix

La visite aura duré 45 minutes. Après un échange le matin à l’Institut régional d’administration de Nantes, le Président de la République avait choisi de se déplacer à l’usine d’Aplix au Cellier, numéro 2 mondial des systèmes d’attache auto-agrippants. (1 000 salariés, 175 M€ de CA) dirigée par Sandrine Pelletier, petite fille du fondateur.
" C’était un moment extraordinaire, beaucoup d’émotion, une très grande fierté ", confie la dirigeante qui a appris la venue d’Emmanuel Macron la veille. Elle a pu échanger avec lui sur les enjeux de son entreprise qui a subi de plein fouet les effets collatéraux du Covid. " L’année a été violente, nous avons perdu 15 % de notre chiffre d’affaires (170 M€). Nous travaillons pour les marchés de l’aéronautique et de l’automobile ", explique Sandrine Pelletier. Aplix fait partie des entreprises qui ont bénéficié d’une subvention de 300 000 euros dans le cadre du plan de relance.
Relocaliser des pièces fabriquées en Chine
Emmanuel Macron a aussi passé un moment à saluer les employés, se prêtant au jeu des selfies. L’usine qu’il a visitée est toute neuve. Aplix vient en effet d’investir 17 M€ dans l’agrandissement de 18 000 m² de son usine à la façade miroir, ce qui représente 50 % de surface supplémentaire. Elle accueille un centre de R & D, un centre d’ingénierie de formation mais aussi une salle de sport et de restauration pour les salariés.
" Ce qui ne trompe pas, c’est que les gens sont heureux au travail. Vous avez trouvé la bonne organisation ", a conclu le Président de la République en s’adressant à Sandrine Pelletier.
Sandrine Pelletier a aussi profité de la visite d’Emmanuel Macron pour échanger avec les ministres qui l’accompagnaient, Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique et Sarah El Haïri, secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, à propos de sujets d’innovation. Aplix est en effet en train d’investir dans un nouveau procédé de presse à injection afin de relocaliser et fabriquer au Cellier des pièces qui jusqu’ici étaient importées de Chine. Objectif : répondre aux besoins des marchés de l’automobile et de l’aéronautique quand les marchés répartiront.

 

Lacroix - retour sur l'article paru  dans le Journal des Entreprises (9 février 2021)
Le ministre de l’Economie, des finances et de la relance Bruno Le Maire a inauguré le projet Symbiose, future usine de Lacroix Electronics qui devrait être achevée en fin d’année à Beaupreau-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire, et symbole même selon lui de la relocalisation de l’industrie française.
Lancé en 2019, le projet Symbiose du groupe nantais Lacroix, imaginé pour sa filiale Lacroix Electronics, se veut être une vitrine de l’industrie du futur. Un site ultramoderne de 19 000 mètres carrés actuellement en travaux, qui viendra remplacer l’actuelle usine de Lacroix Electronics de Montrevault-sur-Evre, à quelques kilomètres, qui emploie 460 personnes.
On y conçoit et fabrique des objets connectés industriels pour l’automobile, l'aéronautique, la domotique, la santé ou encore l’industrie. Le projet Symbiose représente un investissement total de 32,5 millions d’euros, auquel Bpifrance apporte sa contribution à hauteur de 15 millions d’euros. Dans le cadre du plan de relance, la future usine est également soutenue à hauteur de 800 000 euros : « Cela permettra d’installer une solution entièrement automatisée pour le magasin, indique Vincent Bedouin, le PDG du groupe Lacroix. Elle est habituellement utilisée par les grands acteurs de la logistique et du retail, comme Amazon par exemple. »
La crise, opportunité pour la réindustrialisation
Après une visite du site de Montrevault-sur-Evre, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des finances et de la relance, est venu découvrir la future usine de Beaupréau-en-Mauges : « C’est l’exact symbole de ce que nous voulons faire en matière de réindustrialisation de la France, a-t-il déclaré. Depuis 30 ans, nous avons laissé tomber l’industrie en France. La crise est une opportunité pour inverser le cours des choses et réindustrialiser. C’est le moment d’utiliser l’argent de la relance. » Et Bruno Le Maire d’appeler aussi à une « révolution culturelle » dans le domaine de l’industrie, pour attirer aussi les jeunes dans ces secteurs d’activité. « C’est l’une des conditions de cette réindustrialisation. Une autre est la nécessité d’avoir des filières complètes pour être compétitifs. Nous avons l’automobile et l’aéronautique, que nous soutenons, mais aussi une très belle filière électronique, puisque nous allons en France de la fabrication de microcomposants jusqu’à l’élaboration de produits finis comme ici. »
Pour Bruno Le Maire, la relance de l’industrie française passera également par la baisse des impôts de production. Annoncée l’été dernier dans le cadre du plan de relance, elle sera de 10 milliards d’euros cette année. « Ce qui pèse pour les entreprises pour qu’elles soient compétitives, ce sont les impôts de production. Cette baisse restera la ligne de conduite du gouvernement et elle sera reconduite en 2022 à cette même hauteur de 10 milliards d’euros, a rappelé le ministre. »
En attendant, le projet Symbiose se poursuit. L’usine devrait être achevée en fin d’année. Plusieurs projets y seront développés, dont l’un porte sur l’électronique de puissance, destinée à s’intégrer dans les batteries de véhicules électriques. L’objectif du groupe Lacroix est de doubler le chiffre d’affaires du site de Montrevault-sur-Evre, actuellement de 56 millions d’euros. L’effectif de 460 personnes devrait quant à lui passer à 500 collaborateurs dans la future usine.